Muriel Baumgartner

« Mon travail est à la fois biologique et [auto]biographique. Il s’agit d’une transcription graphique d’une expérience de corps, de mon propre corps. »
Depuis le début de sa pratique, Muriel Baumgartner retrace une histoire du corps par le biais du trait.
Qu’il soit dessiné sur papier, gravé dans le bois, mordu par l’acide ou rajouté aux gravures en forme de fil, le trait est porteur d’un sens et d’une émotion qui s’enracinent dans le vécu de l’artiste. C’est le buste, conteneur de l’énergie vitale, qui revient sans cesse dans son œuvre.

(...) Ce travail sur la variation, c’est-à-dire sur les combinaisons possibles à partir d’un répertoire de
formes et d’images, nourrit son approche très libre de la gravure. Au lieu de produire des éditons à l’identique, Muriel Baumgartner élabore des séries d’œuvres uniques.
(...) L’intérieur du corps de la femme est ainsi retourné, exposé avec un certain humour inquiétant et offert à l’imaginaire du spectateur.

 

Extraits de texte pour catalogue de l’exposition « Au fl de soi » à la Maison des Arts d’ Évreux en 2012, Diana Quinby,